|

"On ne sait pas ce qu'un enfant va devenir... c'est pourquoi on en prend le plus grand soin jusqu'à ce qu'il devienne ce qu'il veut."
(Milton Erickson) |
Georges : Notre fils ne s'assume pas, il n'étudie plus et il ne veut pas travailler non plus. Pourtant, on fait tout ce qu'on peut pour l'aider mais rien ne l'intéresse. On ne sait plus quoi faire avec lui !
Pierre : Je me rends compte que je suis beaucoup trop sévère avec mes enfants, j'ai peur de les perdre ; un jour, ils ne voudront même plus me parler.
Michel : Mon épouse ne me laisse aucune place dans les décisions à prendre vis-à-vis de ses enfants et ça crée des tensions entre-nous car je ne supporte plus d'être mis sur le côté.
Nadia : Ma fille n'en fiche pas une dalle à la maison, elle n'a aucune ambition, elle passe son temps entre la télé et les sorties, je dois tout le temps me fâcher et faire des menaces pour que quelque chose bouge à la maison.
Dans le contexte des difficultés inévitables de la vie quotidienne, aimer et éduquer les enfants apparaît presque comme une mission périlleuse. Offrir un cadre sécurisant aux enfants sans les surprotéger, tolérer les expériences des adolescents tout en leur rappelant fermement les limites, veiller à leur avenir sans se substituer à l'éclosion de leurs propres désirs,... autant de défis qui attendent les parents qui, pour la plupart, sont déjà dans l'obligation de travailler à l'extérieur.
Ce rôle d' "éducateurs" est d'autant plus complexe à assumer pour les parents qu'il se situe dans le cadre d'un relation affective : l'amour inconditionnel ne fait pas toujours bon ménage avec le respect des limites à ne pas transgresser. De plus, chaque adulte porte déjà le poids de sa propre expérience d'enfant et d'adolescent parfois très douloureuse. Chaque parent a à coeur de préserver ses enfants d'expériences malheureuses et s'y emploie au mieux de ses capacités par toute une série de mesures préventives. Pourtant, combien d'enfants acceptent docilement ce programme si bien pensé pour eux ? Les voilà qui décrochent de l'école, qui passent leur journée devant la télé au lieu de profiter des activités qu'on n'a jamais pu s'offrir, etc.
Bien sûr, il est inévitable que des heurts se produisent dans ce qui était sensé apporter joie et bonheur dans le couple. Les parents se déchirent car ils découvrent que leur conjoint ne les suit pas dans leurs méthodes éducatives.
Il est peut-être rassurant de signaler qu'à l'heure actuelle, il est impossible de préciser un type de relation qui n'engendrerait aucun problème entre les parents et leurs enfants. Dès lors, mon intervention ne consistera nullement à culpabiliser les parents en insistant sur les erreurs commises par la passé. Ce qui importe, c'est d'arriver à mobiliser les ressources de la famille pour qu'une solution puisse se dégager.
Les relations peuvent être changées, même si on ne change pas les personnes et que, pour arrêter une partie de tennis, il n'est pas nécessaire que les deux joueurs déposent leur raquette, un seul suffit. C'est le principe sur lequel repose la thérapie brève et stratégique.
Sur le thème des difficultés inhérentes aux familles, je vous recommande quelques ouvrages intéressants :
-
AUSLOOS, G., La compétence des familles, Erès, 2005.
-
ELKAIM, M., Comment survivre à sa propre famille ?, Seuil, 2006.
-
HALEY, J., Nouvelles stratégies en thérapie familiale, Delarge, 1989.
-
JAMES, M., Gagner en famille, InterEditions, 2000.
-
SATIR, V., Pour retrouver l'harmonie familiale, Delarge, 1989.

Accueil Indications Services Mon profil Modalités Liens |